La France reconnaît l’État de Palestine pour favoriser la paix entre Israéliens et Palestiniens
La France annonce la reconnaissance de l’État de Palestine dans le cadre d’un processus de paix
Lors d’un discours prononcé à l’Organisation des Nations unies, le président Emmanuel Macron a annoncé que la France reconnaît officiellement l’État de Palestine, dans une démarche présentée comme favorable à la paix entre les deux parties. Il a déclaré que « le temps de la paix est venu » et que la France ne peut plus attendre pour saisir cette opportunité, tout en précisant que cette décision s’inscrit dans un cadre diplomatique international.
Le chef de l’État a souligné l’urgence de la situation et a évoqué la nécessité de progresser vers une solution durable entre Israéliens et Palestiniens, dans un contexte marqué par des violences et des déplacements de populations.
Un appel à la paix et à la protection des civils
Dans ce même cadre, Macron a insisté sur l’importance de libérer les 48 otages détenus par le Hamas et d’arrêter les agressions et les bombardements à Gaza, rappelant que l’urgence demeure et que l’espoir de paix ne peut être abandonné.
Conditions liées à une éventuelle ambassade française
L’annonce précise que l’établissement d’une ambassade de la France dans le futur État palestinien dépendra de deux éléments: la libération de tous les otages détenus à Gaza et la mise en place d’un cessez-le-feu dans le territoire. Le président a laissé entendre qu’une ambassade pourrait être établie une fois ces conditions réunies.
Cadre institutionnel et objectifs visés
Le président a indiqué que, sous ce cadre, le futur État serait conçu sans la participation du Hamas à sa gouvernance. Une « mission internationale de stabilisation » serait chargée de sécuriser Gaza, avec une administration de transition intégrant l’Autorité palestinienne.
L’objectif affiché serait le démantèlement et le désarmement du Hamas. La France s’est dit prête à contribuer activement à cette mission internationale, afin de soutenir une transition politique et sécuritaire essentielle à la conduite d’un processus de paix durable.
Réactions et cadre international
La démarche a été accueillie avec des réserves exprimées par certains alliés d’Israël, qui estiment que cette reconnaissance pourrait être perçue comme une faveur accordée au Hamas après ses attaques du 7 octobre 2023. En réponse, Macron a défendu l’analyse selon laquelle cette reconnaissance constitue une étape différente, visant à isoler le Hamas et à soutenir une solution pacifique fondée sur la coexistence des deux États.
Réactions de l’Autorité palestinienne
De leur côté, les représentants palestiniens ont salué cette décision, la qualifiant d’« historique et courageuse ». Le ministère des Affaires étrangères palestinien a indiqué que la reconnaissance par la France s’inscrit dans le droit international et les résolutions des Nations unies, et qu’elle soutient les efforts visant une solution à deux États. Le texte souligne également le rôle pionnier attribué à la France par Paris et le président Macron.
