Trump évoque la peine de mort pour certains élus démocrates : réactions et contexte

Contexte et réactions à la rhétorique présidentielle

Le président américain a publié sur Truth Social une formulation évoquant un « comportement séditieux, passible de la peine de mort ». Le Parti démocrate a réagi en dénonçant ces propos et en les qualifiant d’infâmes, évoquant une prétendue demande de la mort pour des élus démocrates.

Des élus démocrates mobilisés

Six élus démocrates à la Chambre et au Sénat, ayant eux‑mêmes servi dans l’armée ou les services secrets, ont publié mardi une vidéo destinée aux militaires et aux agents du renseignement, leur affirmant: « Vous pouvez refuser les ordres illégaux ». Ils ajoutent que « cette administration oppose nos militaires en uniforme et nos professionnels du renseignement aux citoyens américains ».

Appels à l’unité et critiques de la rhétorique

Dans un communiqué publié jeudi, après le message de Donald Trump, les six élus ont dénoncé les attaques du président et appelés à l’unité pour condamner les appels à l’assassinat et à la violence politique, soulignant l’importance de l’intégrité morale.

Menaces et inquiétudes

« Aujourd’hui, les menaces contre notre Constitution ne viennent pas seulement de l’étranger, mais aussi d’ici, chez nous », ont‑ils déclaré mardi. Le sénateur Mark Kelly, ancien membre de la Marine et astronaute de la NASA, et la sénatrice Elissa Slotkin, ancienne agente de la CIA en Irak, figuraient parmi les signataires.

Rhétorique et suites

Les chefs démocrates à la Chambre ont dénoncé une « rhétorique violente et déchaînée » et ont exhorté à supprimer ces messages « avant que quelqu’un ne soit tué ». Dans la nuit de mercredi à jeudi, Trump a partagé une publication d’un autre utilisateur sur Truth Social indiquant: « Pendez-les ». Le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a accusé le président de « jeter de l’huile sur le feu » avec cette rhétorique violente.

Soutiens externes et positions juridiques

Un groupe d’anciens responsables a apporté son soutien, affirmant représenter « plus de 360 » anciens responsables militaires et diplomatiques et reprochant à la Maison Blanche de transformer un droit fondamental en désaccord politique. Selon leur communiqué, la désobéissance à des ordres illégaux « est le fondement même du contrôle civil sur l’armée ».

You may also like...