Des entreprises suisses fournissent des technologies utilisées dans l’arsenal russe, selon Tamedia
Contexte et entreprises concernées
Selon des éléments relayés par les journaux du groupe Tamedia, chaque tir de missile ou de drone effectué par l’armée russe pourrait impliquer des circuits électroniques fabriqués par des entreprises suisses.
Selon le renseignement militaire ukrainien, la Suisse figurerait au troisième rang mondial des pays dont les pièces sont les plus fréquemment retrouvées dans des armes russes.
Les sociétés citées incluent notamment STMicroelectronics, dont le siège est à Genève, ainsi que U-Blox et Traco Power. Ces entreprises affirment respecter les sanctions et indiquent avoir cessé tout commerce avec la Russie.
Mécanismes de contournement et réexportations
La question des pièces high tech se pose également en raison d’un apparent détournement des sanctions suisses sur la Russie. Les données d’exportation évoquent une hausse notable des ventes suisses vers des pays comme la Turquie, la Serbie ou le Kazakhstan, qui réexpédient ensuite ce matériel vers la Russie.
Réactions et suivis
Le Secrétariat d’État à l’économie SECO indique surveiller ces éventuels contournements, mais aucune sanction n’a encore été prononcée à ce stade.
Ces éléments soulignent les défis liés à l’application des sanctions et à la traçabilité des chaînes d’approvisionnement dans le secteur technologique.
