Le 26 septembre, 111 marches simultanées pour le climat et la justice sociale
Le mouvement du 26 septembre prend une ampleur inédite à quelques jours des élections sénatoriales du 27 septembre. Plus de 25 000 signatures et 488 organisations mobilisées, 111 marches déjà recensées dans 64 départements. Ce n’est pas une mobilisation d’apparat: c’est un réseau décentralisé qui s’organise depuis la base.
La Ligue des droits de l’Homme appelle à manifester le 26 septembre dans toute la France pour une politique à la hauteur de l’urgence climatique, la protection des populations les plus exposées et la fin de la répression contre les défenseur-e-s de l’environnement.
Un appel porté par les publics concernés
Ce qui distingue cette mobilisation, c’est que l’alerte vient des premiers intéressés. L’appel provient des parents, des pompiers, des locataires, des agriculteur-trices, pour une mobilisation dont l’horizon est la vie: une vie digne et joyeuse pour tou-te-s.
Les événements préalables bâtissent la dynamique: un premier rendez-vous s’est déroulé le 15 septembre devant le ministère de l’Économie et des Finances pour exiger des moyens face au dérèglement climatique.
Les chiffres qui crient
L’urgence n’est pas théorique. En Suisse romande, les chiffres sont vertigineux. À Neuchâtel, 57 jours caniculaires ont été enregistrés au lieu de 10 normalement; à Genève 53 au lieu de 18; à Pully 44 au lieu de 7. À Genève, la température a atteint 33,3 °C le 10 septembre, dépassant le précédent record de 33,1 °C enregistré en 1962.
Budget 2027 et pression politique
Le Réseau Action Climat appelle à deux rendez-vous de rentrée: le 15 septembre devant Bercy pour un budget 2027 à la hauteur, et le 26 septembre pour les marches. Le message politique est limpide: le gouvernement doit placer le climat et la justice sociale au cœur de son projet budgétaire.
La mobilisation survient neuf jours avant le scrutin sénatorial du 27 septembre, moment où la pression citoyenne peut peser sur des élus progressistes supposés porter ces enjeux.
274 volontaires donnent de leur temps et la cagnotte nationale a dépassé les 7 500 euros. Ce financement décentralisé traduit une mobilisation enracinée: ce sont des citoyens ordinaires, non des appareils politiques, qui animent le mouvement.
