2 octobre : nouvelle mobilisation massive contre le blocage budgétaire du gouvernement
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a manqué le rendez-vous. Convoqué par l’intersyndicale suite aux mobilisations du 10 et 18 septembre, le chef du gouvernement a refusé d’apporter les moindres concessions aux demandes de justice sociale qui animent depuis des semaines les salariés, agents publics et retraités français. Face à cette fin de non-recevoir, les organisations syndicales ont décidé de relancer l’offensive : le jeudi 2 octobre marque une nouvelle journée d’action et de grève interprofessionnelle.
Un gouvernement paralysé sur le budget
Lecornu a avoué être le Premier ministre le plus faible de la Ve République, incapable de s’engager sur des mesures de justice fiscale ou de redistribution des richesses. Le gouvernement n’a apporté aucune réponse claire aux demandes exprimées par les salariés, agents, demandeurs d’emploi, jeunes et retraités, ni engagement sur des mesures de justice sociale.
L’absence de réponse devient intolérable. Depuis la réussite du 18 septembre, qui a mobilisé des centaines de milliers de manifestants, les syndicats avaient formulé un ultimatum clair : des avancées concrètes sur le budget 2026, ou la mobilisation se radicaliserait. Cet ultimatum n’a pas pesé lourd face à la détermination du gouvernement à maintenir sa ligne d’austérité.
Des revendications qui ne faiblissent pas
L’ordre du jour reste d’une clarté cristalline. Le Premier ministre refuse d’engager une politique de redistribution des richesses à même de garantir le financement de la Sécurité sociale, de revenir sur tous les reculs infligés au droit à la retraite, d’augmenter les salaires et de créer des emplois.
Au contraire, le gouvernement s’obstine dans sa politique destructrice. L’objectif de 3000 suppressions de postes au budget 2026 et le non remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite n’ont pas été abandonnés. Une telle orientation met à mal les services publics et aggrave les conditions de travail de centaines de milliers de personnes.
Amplifier pour gagner
Face à cette intransigeance, la seule réponse reste la mobilisation accrue. L’intersyndicale a pris ses responsabilités et appelle à nouvelle journée de grève le jeudi 2 octobre. Le SNES-FSU insiste sur le fait que seule la pression sociale massive pourra forcer le gouvernement à reculer sur ses mesures impopulaires.
Ce qui s’est dessiné à la rentrée de septembre doit se transformer en mouvement de fond. Le 2 octobre doit être un nouveau point d’étape, une démonstration renouvelée de la colère populaire face à un exécutif sourd et impassible. Les suppression de postes, le gel des salaires de la fonction publique, le doublement des franchises médicales : chaque point de désaccord continue à justifier la mobilisation.
La dynamique est maintenant à l’intersyndicale. À elle de transformer l’énergie des précédents mouvements en victoires durables.
