31 octobre à Grenoble : les Gilets jaunes lancent l’acte III face à l’envolée du gaz et de la vie chère
Les Gilets jaunes poursuivent leur mobilisation samedi 31 octobre à Grenoble dans le cadre notamment de la lutte contre la vie chère, avec une nouvelle manifestation qui partira à 14 heures de la gare SNCF. Il s’agit d’une troisième mobilisation sur trois samedis d’affilée, dans le prolongement des mouvements lycéens et étudiants et des manifestations des 17 et 24 octobre.
L’enjeu demeure fondamental : à compter du 1er novembre 2026, le prix repère de vente de gaz augmente de 6,6 % en moyenne, passant de 182,88 euros à 194,90 euros TTC par mégawattheure. Une hausse qui s’accumule avec d’autres augmentations précédentes, dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages français continue de s’éroder. Les ménages sur contrats liés au prix de référence paieront en moyenne 12 euros de plus en novembre qu’en octobre.
Cette nouvelle action intervient alors que la mobilisation sociale reste intense depuis plusieurs semaines. Le message des Gilets jaunes demeure inchangé : refuser la logique austéritaire du gouvernement et exiger une autre orientation budgétaire. Pendant ce temps, la trêve hivernale débute le 1er novembre 2026 et se poursuit jusqu’au 31 mars 2027, une mesure évidemment insuffisante pour répondre à la crise du logement et du pouvoir d’achat qui frappe les couches populaires.
Le 20 novembre 2026, de nouvelles dispositions relatives au crédit à la consommation entrent en vigueur afin de renforcer la protection des emprunteurs et de prévenir les situations de surendettement, une avancée face à l’explosion de l’endettement des ménages, mais qui ne résout pas le problème structurel : un gouvernement qui choisit l’austérité plutôt que la redistribution.
La convergence entre Gilets jaunes, lycéens et syndicats révèle une fracture majeure dans la société française. Face à des hausses de gaz, des salaires gelés dans la fonction publique et une protection sociale attaquée de toutes parts, la rue reste l’unique langage que le pouvoir semble écouter. Le rendez-vous du 31 octobre à Grenoble s’inscrit dans cette logique : continuer, amplifier, refuser de céder.
